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Faire le deuil de son enfant

4 / 04 / 2022

Un processus sujet à une infinité de nuances. Une étape affligeante, mais nécessaire. Une souffrance qui laisse éventuellement place à la délivrance…

Il existe plusieurs manières de définir le deuil. Mais il y en a très peu pour décrire celui de son enfant. Ce qui est tout à fait légitime lors d’un phénomène qu’une majorité qualifie de contre nature.

L’équipe de la résidence Steve L. Elkas n’a pas la prétention d’expliquer une telle perte. Nul ne saurait en faire autant. Toutefois, nous croyons qu’il est important pour les parents endeuillés de se sentir soutenus et écoutés.

Dans cet article, nous déployons des thèmes servant à valider leurs émotions, proposer un apaisement et faire miroiter ne serait-ce qu’un brin d’espoir.

 

L’appropriation de son propre parcours

On dit que le deuil serait comme l’empreinte d’un doigt: unique et propre à chacun. Cela ne pourrait s’avérer aussi vrai qu’ici.

Même que, selon les experts, les étapes connues du deuil sont moins prévisibles chez le parent endeuillé.

Poser un regard bienveillant et patient sur soi permet de faire un pas vers l’appropriation de son propre parcours. Un rythme à apprivoiser, dans lequel chaque émotion gagne à être accueillie sans jugement ni interprétation.

 

Ressource – Le deuil et la pleine conscience

Dans sa définition la plus simple, la pleine conscience consiste à engager une connexion active à soi et au moment présent. La méditation, entre autres, reste l’une des pratiques phares de cette approche.

Appuyée par la recherche, notamment dans le cadre du deuil et du syndrome de stress post-traumatique, la méditation offrirait une meilleure clarté d’esprit, une identification plus exacte de ses émotions et un sommeil plus profond.

 

L’acceptation du chaos

L’esprit d’un parent qui vient de perdre son enfant est nécessairement tourmenté. Le continuum des émotions est complètement différent de celui auquel il est habitué.

Tantôt claires et intenses, tantôt sourdes et abstraites, ces dernières créent un chaos pour le moins envahissant.

Et pendant ce temps, le cerveau tente d’esquiver l’inconfort – un phénomène tout à fait naturel. Fuire, lutter ou s’immobiliser (Fight flight or freeze response) deviennent alors trois options guidées par les biais évolutifs de notre système nerveux. Une réaction imprimée dans notre code génétique face à une menace bien réelle.

Cependant, dans le deuil, aucune de ces options ne sert réellement. Car la menace, si elle a déjà existé, s’en est maintenant allée.

L’un gagne à faire place au chaos et à l’accepter tel qu’il se présente. Un nuage orageux, un torrent, un épais brouillard… dans le deuil, l’acceptation émotionnelle serait l’une des diverses voies vers le mieux-être.

 

Ressource – La méthode RAIN et l’acceptation radicale

Créée par Michelle McDonald, pionnière dans la pratique et la recherche sur la pleine conscience, cette méthode peut accompagner le parcours de parents dans le deuil.

RAIN s’agit d’un acronyme pour Recognize (reconnaître), Allow (permettre), Investigate (investiguer) et Nurture (nourrir). Accessible et pratiquée aux quatre coins du monde, RAIN consiste à une introspection guidée en quatre étapes:

R: Reconnaître l’émotion sans jugement ni interprétation.

A: Permettre à cette émotion d’exister.

I: Investiguer plus en profondeur l’expérience de cette émotion dans notre corps et dans notre esprit.

N: Nourrir les parties de soi touchées par ces émotions avec bienveillance et acceptance.

 

La force du soutien

Souvent, un vaste réseau de soutien se manifeste auprès des parents. Des membres de la famille, des amis et des collègues sont quelques exemples des personnes qui offrent leur appui.

Accueillir cette aide peut être bénéfique pour plusieurs. Cependant, certains préfèrent vivre leur deuil dans la paix, le silence et la solitude.

Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise manière de vivre un deuil.  Mais en cas de besoin, il existe différentes façons d’obtenir de l’aide, telles que:

  • La psychothérapie
  • Les groupes d’entraide
  • Des communautés de parents ayant survécu au deuil de leur enfant

 

Savoir la lumière au bout du tunnel

Comme quoi rien ne presse à voir cette lumière. Néanmoins, il est bon de la savoir là, quelque part après les nuages orageux, les torrents et les épais brouillards.

Il existe une vie après le deuil de son enfant.

Le courage, la résilience et la patience, que nous saluons chez chaque parent endeuillé, permettent d’en garder la conviction malgré l’empreinte indélébile de leur perte.