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Halloween, Toussaint et jour des Morts : une histoire de traditions

1 / 10 / 2019

La mort d’un proche est une épreuve difficile. Durant la période du deuil, nous aimons nous rappeler la personne aimée grâce à des photos, à des souvenirs, à des objets… Mais saviez-vous qu’il existe aussi, dans différentes cultures incluant la nôtre, des traditions célébrant la mort et les personnes disparues à travers divers rituels de commémoration?

En effet, depuis des millénaires, l’homme fête la mort au même rythme que la nature; l’arrivée du solstice d’hiver et la fin des récoltes étaient considérées comme la « mort du soleil et de la nature ». Durant les mois d’octobre et de novembre sont célébrées des fêtes aux origines païennes et catholiques comme l’Halloween, la Toussaint et la jour des Morts.

Dans cet article, nous avons donc souhaité vous en apprendre davantage sur ces traditions qui ont forgé notre culture actuelle et vous rappeler que la mort peut aussi être l’occasion de se réunir autour de festivités pour se remémorer les êtres chers.

Le 31 octobre : la fête d’Halloween

Cette fête tire son origine d’une fête celtique nommée Samain (Samhuinn), marquant traditionnellement le premier jour de l’année celtique ainsi que la fin des récoltes et la « mort » de l’été.

Fait intéressant, les Celtes comptaient en nuits et non en jours, c’est pourquoi la célébration du Samain débutait le 31 octobre au soir. D’après les croyances celtes, les esprits des personnes décédées durant l’année courante visitaient les leurs une dernière fois lors de cette occasion. Les villageois se costumaient alors comme d’horribles créatures afin de tromper les mauvais esprits qui profiteraient de ce moment pour venir les embêter.

Ils déposaient également des offrandes devant leur porte pour les éloigner. Les villageois les plus démunis faisaient quant à eux du porte-à-porte afin de recueillir auprès de leur voisinage, quelques offrandes pour éloigner eux-aussi, les esprits maléfiques qui voudraient leur jouer des mauvais tours.

La littérature médiévale irlandaise et anglaise nous apprend aussi que les descendants des peuples celtiques creusaient dans les courges, les betteraves, les pommes de terre et les navets pour y placer une chandelle et ainsi créer des lanternes qu’ils plaçaient sur le sol afin de permettre aux esprits de retrouver leur chemin.

Vous l’aurez compris : c’est de là que viennent les fameuses traditions des costumes de sorcières et de fantômes à l’Halloween, des citrouilles en guise de lanternes et du porte-à-porte avec sa célèbre phrase : « trick or treat»!

 

Le 1er novembre : la Toussaint

La fête de la Toussaint, historiquement liée à commémoration du Panthéon romain, fut instaurée par le pape Boniface IV en l’an 610 pour commémorer et célébrer tous les saints martyrs.

Cette fête fut d’abord fixée au 13 mai, puis transférée au 1er novembre par le pape Grégoire IV au IXe siècle. Le but derrière ce changement de date? Tenter d’effacer la célébration païenne de la Samain!

La veille de la Toussaint était fêtée sous le nom « The eve of All Saint’s Day ». Avec le temps, cette célébration s’est transformée en « All Hallow’s Eve », le terme « Hallow » signifiant « Holy », saint en français. Voyez-vous la ressemblance en Halloween et « All Hallow’s Eve »?

Voilà pourquoi ces deux fêtes sont si souvent confondues, malgré leur origine bien distincte.

 

Le 2 novembre : le jour des Morts

La Fête des Morts quant à elle, ou Commémoration des fidèles défunts, est célébrée le lendemain de la Toussaint. Nous devons cette célébration à l’abbé Odilon (cinquième abbé de Cluny en France), qui décida, en 998, de dédier une journée aux prières pour les morts. Plus tard, au XIIIe siècle, la journée du 2 novembre devint officiellement une fête chrétienne reconnue.

Au Mexique, la fête des Morts (el Dia de los Muertos) est célébrée depuis plus de 3500 ans et marque le retour sur terre des proches décédés. L’ambiance est festive et la famille des défunts décore le chemin qui mène du cimetière à la maison de pétales de fleurs, de chandelles et d’objets d’artisanat pour que ceux-ci puissent retrouver facilement leur chemin. La famille prépare également un autel ainsi qu’une grande fête lors de laquelle sont servis les plats préférés des personnes décédées.

El Dia de los Muertos comprend à la fois des rites religieux préhispaniques et des rites religieux catholiques, introduits par les Européens au XVIe siècle.

En France, la Fête des Morts est davantage célébrée la veille du 2 novembre, au jour de la Toussaint puisque celui-ci est férié. Il est donc plus simple pour les familles de se recueillir tous ensemble au cimetière. Choisis pour leur résistance aux premières gelées,
des chrysanthèmes sont alors traditionnellement déposés sur les tombes.

Pour conclure…

La mort est un phénomène universel et les peuples du monde entier possèdent leurs histoires et leurs traditions quant à la commémoration de leurs défunts. Les fêtes de l’Halloween, la Toussaint ainsi que le jour des Morts (el Dia de los Muertos) sont des témoignages actuels de ces traditions ancestrales. Leurs origines païennes en lien avec le cycle des saisons et des récoltes nous rappellent que la vie, à l’instar de la nature, est aussi cyclique, et qu’après la vie, vient la mort et qu’après la mort, revient la vie? À vous d’en juger!