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Résidence funéraire steve l elkas sherbrooke

Les étapes du deuil : bien les comprendre pour mieux les vivre

18 / 12 / 2019

Le décès d’un être cher est une terrible épreuve. Chacun réagit différemment, ainsi, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de vivre un deuil. Néanmoins, la souffrance et la tristesse se mélangent bien souvent à la confusion et à la colère.

Pour vivre plus sereinement ce passage, il est important de bien comprendre la nature du deuil, et l’existence « d’étapes » communes à toutes personnes endeuillées.

Dans cet article, la Résidence funéraire Steve L. Elkas souhaite donc vous éclairer sur ces différentes étapes afin que vous puissiez mieux interpréter votre vécu, normaliser vos réactions et détecter tous blocages qui pourraient survenir et nuire à votre bon cheminement.

 

Les principales étapes du deuil

  1. Le choc

Qu’il ait été prévisible ou non, le décès d’un être cher nous laisse toujours dans un état de choc. Si certaines personnes tombent dans un état « léthargique », et deviennent comme absentes momentanément, d’autres, au contraire, réagissent avec angoisse et agitation, ou encore, s’effondrent et fondent en larmes.

Sachez que toutes ces réactions sont normales, car chacun réagit à sa manière. L’esprit humain tend à se protéger grâce à différents mécanismes, car cela l’aide à mieux supporter ce qui est émotionnellement insupportable.

 

  1. Le déni

Si le décès d’une personne aimée est inattendu et soudain, l’esprit se tourne, la plupart du temps, vers la négation. Ainsi, les gens ont tendance à refuser de croire la vérité. Ils penseront que ce n’est qu’une mauvaise fiction, qu’ils vivent un cauchemar et qu’ils se réveilleront tôt ou tard, puis que tout reviendra comme avant.

Le déni, sur le plan cognitif, peut aussi prendre la forme de l’oubli. La personne évite alors tout ce qui lui rappelle sa perte, comme les photos et les objets du défunt, ou même, les références à l’hôpital, au cimetière, au salon funéraire, etc.

Sur le plan affectif, le déni peut engendrer une certaine incapacité à vivre au quotidien : une lourde fatigue peut alors être ressentie de sorte que la personne se sent incapable d’accomplir quoi que ce soit. Certaines personnes éprouvent quant à elles une difficulté à exprimer leurs émotions. Elles auront donc tendance à occulter la situation en se gardant occupées. Elles entrent dans un état d’hyperactivité.

À cette étape, il peut être tentant de noyer ses émotions et d’oublier la réalité en consommant alcools, drogues ou médicaments. Mais rappelez-vous que ce n’est qu’un moyen de soulager la douleur à court terme. La consommation peut également engendrer des conséquences néfastes comme la dépendance, la dépression, des conflits avec l’entourage, des problèmes de santé, etc.

Si vous ressentez l’envie de consommer ou si vous avez des problèmes de ce genre, n’hésitez pas à chercher de l’aide auprès des personnes en qui vous avez confiance. Plusieurs institutions offrent également un service d’accompagnement aux personnes en détresse psychologique et physique.

 

  1. Le tourbillon d’émotions

Souvent comparée à des montagnes russes, cette étape du deuil se caractérise par l’émergence d’une foule d’émotions. Les mauvais jours laissent tranquillement place aux jours meilleurs, puis de mauvais jours reviennent et ainsi de suite.

La colère, l’agressivité, la culpabilité et la révolte sont des sentiments qui peuvent faire surface. La tristesse, quant à elle, se présente bien souvent par des pleurs et un lourd sentiment de vide intérieur. De plus, à ce stade, certains vivent le décès de l’être aimé comme un châtiment ou une punition, alors que d’autres le vivent comme un abandon.

Cette instabilité émotionnelle est parfois difficile à gérer, pour la personne endeuillée comme pour son entourage. Ainsi, cette étape du deuil est la plus difficile à traverser, car toutes sortes d’émotions s’ajoutent à l’état de confusion dans lequel la personne en deuil se trouve.

En outre, il faut comprendre qu’une réaction ou une émotion peut cacher autre chose. Ainsi, la colère peut camoufler une profonde tristesse, des rires nerveux peuvent cacher de l’angoisse et le silence peut être le résultat d’une colère étouffée.

À cette étape, il arrive aussi fréquemment que les pensées soient affectées. Il est parfois difficile de réfléchir, de penser clairement et de rester concentré. Certaines personnes peuvent même éprouver de la confusion par moment. Ainsi, il n’est pas suggéré de prendre de décisions importantes durant cette période.

Le sentiment de libération

Sachez qu’il est normal de vous sentir libéré après le décès d’un proche ayant souffert d’une longue maladie, ou d’une mort lente et éprouvante, aussi aimée et précieuse ait été cette personne. Vous ne devez pas avoir honte. Soyez indulgent avec vous-même et surtout, ne vous sentez pas coupable de vous sentir ainsi. C’est un sentiment tout à fait normal.

Les réactions physiques

Notre corps peut aussi réagir au deuil. De ce fait, certains symptômes peuvent faire leur apparition : fatigue intense, douleurs musculaires, perte d’appétit, etc. La sécrétion d’hormones du stress peut également affaiblir le système immunitaire, rendant la personne endeuillée plus vulnérable. C’est pour cela que l’on conseille fortement de bien vous alimenter et de vous reposer en période de deuil.

 

  1. La reconstruction

À cette étape, une personne en deuil reprend courage et envisage plus positivement l’avenir. C’est le retour à la stabilité et la réappropriation d’une vie dite « normale ». On se reconstruit peu à peu, et l’on apprend à vivre sans la personne décédée; son absence devient peu à peu plus supportable.

Il est encore courant à ce stade de pleurer ou de se sentir malheureux à l’égard du départ de l’être aimé. Le temps n’efface pas les choses. Nous apprenons seulement à mieux vivre la douloureuse réalité d’un départ.

 

  1. L’acceptation

Ce que l’on nomme « étape d’acceptation » représente la dernière étape du deuil. La personne endeuillée accepte sa nouvelle réalité; elle reprend le cours de sa vie normale et sa vie personnelle et professionnelle n’est plus affectée par la situation.

 

Le temps : un précieux allié

Chacun traverse le deuil à sa façon et en son temps. Mais pour vous aider à y faire face,  voici quelques conseils :

  • Respectez votre rythme et prenez soin de vous durant le deuil. Vous avez le droit d’être souffrant.
  • Soyez indulgent envers vous-même et comprenez qu’il n’y a pas de réaction « anormale ».
  • N’hésitez pas à contacter votre entourage ou un spécialiste pour trouver le soutien dont vous avez besoin. Partagez votre vécu avec une personne ayant traversé les mêmes difficultés.
  • Reposez-vous, marchez dans la nature et entourez-vous de plantes et d’animaux, ceux-ci vous aideront à garder contact avec le vivant et vous procureront du réconfort.
  • Donnez-vous le droit d’être heureux et profitez des beaux moments qui s’offrent à vous.
  • Écrivez dans un journal, exprimez-vous à travers les arts, pratiquez un sport, etc.

 

*Notez que ce processus est très subjectif. Par conséquent, il est possible que certaines personnes ne vivent pas les étapes présentées dans cet article dans le même ordre. D’autres peuvent même revenir sur des étapes déjà franchies ou même, ne jamais vivre certaines d’entre elles. Rappelez-vous, chaque deuil est unique.

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