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À chaque culture ses rites funéraires

17 / 02 / 2022

Les préceptes essentiels des rites funéraires varient en fonction des croyances morales et religieuses de la personne en fin de vie et de tous ses proches. Pour les accompagner adéquatement et ne pas compromettre le processus de deuil, il est primordial de connaître les différents rites funéraires selon les cultures. Que dire en cas de décès d’un individu de la religion bouddhiste? Quoi porter à une cérémonie funéraire juive? Comment se comporter aux funérailles d’un défunt de religion hindoue? Être au fait de toutes les subtilités, ce n’est pas toujours évident…

 

Les rituels funéraires islamiques

Traditionnellement, les proches de la famille endeuillée de religion musulmane prônent l’entraide. Le deuil dure trois jours durant lesquels il est normal de pleurer la perte d’un être cher et de prier. De plus, le port de bijoux et de parfum n’est pas recommandé. La maison du défunt est alors ouverte à tous, l’entourage et le voisinage venant offrir leurs condoléances et leurs sympathies. Le quatrième jour est dédié aux prières.

La communauté soutient la famille : pour offrir une aide significative, il est commun de donner un plat, une gâterie ou autres cadeaux aux endeuillés pour mettre un baume sur leur chagrin. Contrairement aux pratiques chrétiennes, donner des fleurs ne fait pas partie des coutumes. Or, la simple présence des proches est une facette du rite de la mort d’une importance capitale pour les musulmans.

Le corps est enterré dans les 24 heures suivant le décès. La cérémonie religieuse se tient au cimetière et quatre étapes précèdent l’inhumation : la toilette funéraire, le Linceul, la prière funéraire et, finalement, l’enterrement. Dans la pratique originale, pour épargner la tristesse des femmes, celles-ci n’y prennent pas place ou se tiennent à l’écart jusqu’à temps de se recueillir une fois le cercueil mis en terre et recouvert. Quant à elle, la tenue vestimentaire ne suit aucune recommandation; elle est habituellement sobre et discrète.

Ainsi, les rites funéraires islamiques se terminent 40 jours après l’inhumation : dans la croyance, c’est le temps que prend l’âme pour se libérer de la dépouille physique. La période de deuil prend fin avec la prise d’un repas commun.

 

Les rituels funéraires juifs

Aujourd’hui, les juifs peuvent opter pour des funérailles dites civiles ou pour une cérémonie plus traditionnelle qui est synonyme de sérénité et de vie spirituelle éternelle. Dans le deuxième cas, un certain nombre de pratiques caractérisent le deuil d’une personne juive.

Au moment du décès, les yeux et la bouche du défunt sont fermés par un de ses proches. Les bras sont positionnés le long du tronc, les mains ouvertes. La dépouille est ainsi prête à se faire recouvrir d’un drap blanc. Tous les miroirs doivent aussi être cachés par une nappe ou un drap, et une bougie demeure allumée tout près du visage du mort. L’entourage prie.

Les obsèques sont organisées rapidement, et les étapes avant l’inhumation suivent une série de traditions juives. Le mot d’ordre : sobriété. Le cercueil doit être neutre dans sa couleur comme dans sa forme. En ce sens, aucune fleur n’est déposée dessus. Les invités se vêtissent d’habillements discrets et se coiffent d’une kippa. Le port de bijoux ou de vêtements de valeur est déconseillé.

L’enterrement doit se tenir dans les trois premiers jours et ne se tient pas durant les deux jours de fin de semaine. Les femmes comme les hommes y assistent, mais il est préférable que les enfants ne soient pas présents en raison des émotions fortes que les obsèques entraînent.

La mise en terre est introduite par la déchirure des vêtements au niveau du cœur des sept parents les plus proches du défunt. Une fois la cérémonie terminée, les endeuillés se lavent les mains, sans les essuyer. Un repas d’aliments de forme ronde, comme des olives ou des œufs, est servi et partagé.

Trois étapes importantes marquent le deuil juif. Les sept premiers jours après l’enterrement, il est originairement interdit de sortir de la maison, mis à part pour aller à la synagogue, de travailler, de se raser, de se laver ou de laver des vêtements, d’étudier la Torah ou d’avoir des relations sexuelles. Une veilleuse reste allumée; les miroirs, recouverts. Finalement, jusqu’au premier anniversaire de deuil, les enfants et petits-enfants du défunt se rendent matin et soir à la synagogue pour prier le repos de la personne juive décédée.

 

Les rituels funéraires bouddhistes

Les rites funéraires bouddhistes sont aussi propres à la religion. En effet, la mort n’est pas considérée comme malheureuse, mais plutôt comme une libération. Le défunt passe ainsi ses derniers souffles idéalement en position du Bouddha et habillé de blanc. La mort venue, les proches touchent dans un premier temps le sommet de la tête pour permettre la libération de l’esprit.

L’enterrement et la crémation suivent les directives précisées par la personne décédée. Habituellement, des offrandes comme des fleurs ou des fruits sont offerts par les membres de la famille, de même que des dons en argent. En d’autres cas, des dons à un organisme de charité peuvent être faits.

Tous les invités saluent les proches du défunt pour leur donner leurs condoléances. Ils vont se recueillir devant le cercueil et s’incliner en signe d’honneur et de respect. Le blanc caractérise la tenue vestimentaire appropriée, bien que les amis portent souvent du noir. Ces derniers peuvent rendre visite à la famille endeuillée à la maison après les funérailles.

 

Les rituels funéraires hindous

Le décès, dans la religion hindoue, est considéré comme un grand départ souligné par une célébration et une commémoration en l’honneur du défunt. La mort survenue, une lampe à la tête de la personne décédée est allumée à titre de lumière pour guider l’âme. Les proches prient et ne touchent pas à la dépouille. Cette dernière est transportée le plus rapidement possible au salon funéraire où elle sera lavée, désinfectée et vêtue de blanc. Toutes les personnes assistant aux funérailles s’habillent aussi avec des vêtements blancs et confortables.

La cérémonie funéraire se termine alors que les invités défilent devant le cercueil et y déposent une fleur comme marque de respect. Ensuite, la crémation a lieu. La famille se réunit à la maison à nouveau pour partager un repas et pour prier. Cette pratique marque le début de la période de deuil de 13 jours. Pendant ce temps, l’entourage, tant les amis que les proches, rend visite à la famille pour lui offrir ses condoléances.

Tout compte fait, les rites funéraires selon les cultures varient. Ce ne sont pas toutes les religions qui prônent les offrandes, la présence d’invités aux cérémonies funéraires, les vêtements uniformes… Chaque pratique est différente, mais tout aussi importante afin de traverser cette étape difficile.